Journal d’un vampire en pyjama » de Mathias MALZIEU

Notes d’un lecteur pour qui ce livre a réveillé des souvenirs qui l’ont ramené 15 ans plus tôt

Une émission de télévision, le grand journal sur Canal+, me fait découvrir l’histoire médicale toute récente de Mathias MALZIEU du groupe Dionysos qu’il a racontée dans un livre intitulé « Journal d’un vampire en pyjama ». Mathias MALZIEU est musicien et écrivain. Dans l’émission il est question de greffe de moelle osseuse et du Professeur PEFFAULT de LATOUR. Je n’ai suivi que la fin de l’interview et décide donc de lire l’ouvrage.
Lors d’un passage à la FNAC un samedi matin, je me procure ce roman autobiographique et me plonge dans cette histoire qui nous est connue, avec les spécificités de chacun et chacune.
Cela me fait rajeunir de 15 ans, avec beaucoup de similitudes.
Son parcours est assez spécial, avec une alerte de fatigue (ça c’est classique), mais pas de leucémie ou myélome. Il s’agît d’une « aplasie médullaire idiopathique » … nous apprenons de nouveaux termes tous les jours !
Mathias MALZIEU est dirigé vers Cochin et subit un traitement fait de chimiothérapies et de transfusions de sang et de plaquettes de plus en plus fréquentes. Les résultats ne sont pas ceux escomptés et il faut espérer trouver un donneur compatible pour une greffe de moelle osseuse. Sa sœur est persuadée de l’être mais ne convient pas. C’est ensuite qu’il découvrira Saint Louis et « notre » T3 bien connu (il ne s’agit pas là d’un 3 pièces cuisine !!!).
C’est en fait une greffe par « sang de cordon » qui sera réalisée grâce à une mère donneuse allemande.
Le livre de Mathias MALZIEU est plein d’humour. Il en faut aussi dans ces moments difficiles.
Je lui envie les termes « hématologue à la voix douce », Corinne à M4 et surtout Christelle à T3 pour moi, « nymphirmière », principalement le binôme Morgane et Muriel à T3 pour moi, «Dame Oclès », elle, j’ai eu la chance de ne pas trop la voir (une fois seulement où j’ai demandé s’ils faisaient de l’acharnement thérapeutique : la réponse négative avec les sourires m’a rassuré) et enfin « hémato-poètique ». Normal pour un artiste, non ?
Lorsqu’une « nymphirmière » lui demande de quel groupe (sanguin forcément) il est, il répond « Dionysos » !
Régis PEFFAULT de LATOUR dit que c’est le seul patient qui soit venu en consultation en skateboard ! J’avais moi-même demandé à Gérard SOCIÉ si je pouvais « tirer au fusil » et j’étais le premier à lui poser cette question étrange.
Je retrouve dans le déroulement de son livre la volonté de se battre aussi sans cesse contre ce que j’appelle la « salle bestiole ».
Les anecdotes, certaines auraient pu être gravissimes, se succèdent et le rythme de l’écriture vous fait « avaler » les pages rapidement. On ne lâche pas cet ouvrage.
Sinon, boire de la Saint-Yorre, parler de « contrôle technique » : je connais …
Mathias MALZIEU dit : « Ce livre est le vaisseau spécial que j’ai dû me confectionner pour survivre à ma propre guerre des étoiles. Panne sèche de mœlle osseuse. Bug biologique, risque de crash imminent. Quand la réalité dépasse la (science-) fiction, cela donne des rencontres fantastiques, des déceptions intersidérales et des révélations éblouissantes. Une histoire d’amour aussi. ».
Je vous invite à lire l’ensemble de cette œuvre en espérant que ces quelques lignes vous en auront donné l’envie d’avoir envie !!!
Philippe.

2017-01-13T15:15:18+00:00