Bulle'tin N°69 - février 2006
Sydney, le 7 novembre 2005
En 1977, j'envisageais la possibilité de me rendre en Australie, rendre visite à mon ami Rob, rencontré en Angleterre deux ans plus tôt et faire un beau et lointain voyage. En septembre de la même année, je tombe malade. On me découvre une leucémie (LAL). Après une première année de traitement, je rechute et suis greffé de la moelle osseuse en juillet 1998. L'année de la Victoire de la France au Mondial de foot. "I will survive".
A ce moment là, il y a beaucoup plus que 20 000 kms (France/Australie) qui me séparent de mon rêve. Jai demandé une ou deux fois au Dr Devergie si je pourrais m'y rendre un jour. Mon état de santé étant si catastrophique, elle était bien plus réaliste que moi : c'était impossible !!!
En octobre 2005. A force de volonté et après avoir remonter les marches une à une, pour recouvrer la pêche (grâce à tous). Repris mon travail. J'ai sauté le pas.
22 h d'avion depuis Paris. Me voici en AUSTRALIE. Je vis mon rêve.
Là-bas, j'ai eu la chance d'être très bien accueilli par Rob, qui m'a fait rencontrer plein de monde. J'ai pratiqué à nouveau l'anglais que je croyais ne plus maîtriser. J'ai découvert un pays immense aux antipodes de la France. J'ai fait 3000 kms en voiture pour visiter quelques endroits plus beaux les uns que les autres. Le Bush Australien (à ne pas confondre avec l'autre américain), la forêt tropicale et sa végétation luxuriante. Des fruits d'été (nectarines, pastèques, abricots, pêches) alors que chez nous l'hiver se faisait très proche. Des routes longues mais longues, des forêts d'Eucalyptus à perte de vue. Sydney la ville phare de l'hémisphère sud et j'ai vu des Kangourous en liberté dans un grand champ de blé, appartenant à un cousin de mes amis.
Mais ce que j'ai le plus aimé, ce sont les plages au nord de la Nouvelle Galles du Sud (NSW) à 900 kms en remontant de Sydney. Des kilomètres de sable blanc, très fin et chaud. Pas un morceau de béton en vue et vierge de pas. J'ai cru que j'étais un explorateur qui découvrait un continent. Parfois, que j'étais Robinson Crusoë. Un magnifique voyage au bout du monde et de moi-même.
C'est notre volonté et notre courage qui nous font nous dépasser et traverser le chahut de la maladie pour mieux vivre nos rêves.
Tenons bon !
Jean Marc
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